Prix de l’immobilier : quelles évolutions pour 2020 ?

Le marché de l’immobilier se porte plutôt à merveille depuis les dernières années, que ce soit dans l’ancien où les biens se vendent comme des petits pains, ou dans le neuf qui attire de plus en plus d’investisseurs.

Si les prix sont en constante augmentation depuis l’année 2016, il apparaît que cette attractivité ne soit pas étendue à tout le territoire français, et que les provinces ne profitent pas autant que les grandes métropoles du dynamisme de ce secteur.

Au regard de l’évolution des prix que nous avons pu constater sur l’année 2019, quelles évolutions sont à présager pour 2020 ? Même si l’avenir est incertain et susceptible de changer de cap à tout moment, certains pronostics indiquent que l’année prochaine devrait voir la tendance se poursuivre.

Le pouvoir d’achat immobilier renforcé

C’est une des raisons qui expliquent l’intérêt grandissant pour l’investissement immobilier : grâce à des taux d’intérêt très

 bas et à des prix qui ne montent pas encore trop haut dans les tours, les acheteurs ont vu leur pouvoir d’achat immobilier croître considérablement sur cette dernière décennie.

Le marché apparaît si favorable que beaucoup se précipitent pour investir dans la pierre, craignant que les prix finissent par devenir inaccessibles. Cela dit, c’est déjà presque le cas pour la plupart des foyers à Paris par exemple, où le prix au mètre carré dépasse maintenant les 10.000 euros.

Les grandes villes touchées par l’augmentation des prix

Pour l’année prochaine, ce sont surtout six grandes villes de France qui attirent l’attention des études menées sur l’évolution des prix du marché de l’immobilier.
Toulouse, Nantes, Lyon, Lille, Paris et Rennes seront donc les villes stars de l’année 2020, avec des augmentations comprises entre 6% et 9%, et ce malgré une hausse des prix déjà enregistrée en cette année 2019.

Grâce à un marché de l’emploi dynamique et une attractivité accrue due à de nouvelles installations, ces métropoles ont respectivement mis en œuvre les moyens nécessaires pour attirer toujours plus de nouveaux investisseurs. Les efforts ont donc payé, et c’est un marché immobilier qui s’en retrouve parfois saturé selon les secteurs, avec une demande dépassant l’offre disponible, ce qui explique cette petite envolée des prix.

Le marché de l’ancien toujours autant prisé

Depuis trois ans, le marché de l’ancien a le vent en poupe, atteignant des records en termes de nombre de ventes sur douze mois (près

 d’un million ces dernières années). Avec des conditions d’acquisition particulièrement favorables, il est logique que la demande se fasse de plus en plus forte, et donc que les prix augmentent : plus les biens sont rares, plus ils se font chers !

Comme dit précédemment, cette hausse des prix n’est pourtant pas homogène : les investisseurs délaissant certaines villes pour s’installer en périphérie, on observe aussi la baisse des prix dans certains secteurs qui ne bénéficient plus de leur attractivité d’antan.

Selon les prévisions des experts, les prix de l’immobilier dans l’ancien devraient augmenter légèrement, voire se stabiliser pour l’année 2020. Quoiqu’il en soit, le marché de l’ancien a encore de beaux jours devant lui : en 2020, il continuera de séduire les investisseurs, qui s’intéressent de plus en plus à l’achat locatif qui est parmi les solutions de placement les plus rentables en termes de risques et de rendement.

Le marché du neuf tout aussi attractif

Quant aux logements neufs, ils présentent également leurs avantages et séduisent tout autant les personnes désireuses d’investir dans la pierre. Si les taux d’intérêt y sont encore une fois pour beaucoup, les aides financières disponibles pour ce type d’achat viennent aussi apporter un petit coup de pouce.
La loi PINEL et le prêt à taux zéro sont parmi celles-ci, et encouragent beaucoup d’acquéreurs à se tourner vers le marché du neuf. Que ce soit pour les primo-accédants ou les personnes souhaitant investir pour louer, ces aides apportent des avantages non négligeables qui savent convaincre les acheteurs, et dynamiser encore plus ce marché déjà tendu.

Pour autant, le secteur du logement neuf a vu sa marge quelque peu réduite ces derniers mois, avec des mesures visant à écarter certaines zones géographique de ces aides. Pour le dispositif de défiscalisation PINEL notamment, les zones B2 et C ne sont plus éligibles, et c’est donc un certain nombre de villes moyennes qui s’en trouvent lésées, parfois délaissées par les investisseurs. Il y a fort à parier que ces réformes aient un impact sur le secteur de la construction de maison pour l’année 2020.

En résumé : que personne ne s’inquiète, le marché de l’immobilier connait de beaux jours, et sauf imprévu, devrait encore profiter de ce dynamisme pour l’année prochaine. Même si les prix augmenteront encore dans certaines grandes villes, le marché devrait s’équilibrer peu à peu, et le nombre de ventes pourrait même baisser au vue du manque d’offre par rapport à une demande toujours grandissante dans certains secteurs.

décembre 11, 2019